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Les logiciels contrefaits favorisent la cybercriminalité

Écrit par: Pascal FOTSO

Publié le: mercredi, 02 avril 2014 à14 h 26 Mis à jour le 25 novembre 2014 à 18 h 04

Le 19 mars dernier, Microsoft a publié une étude menée conjointement par International Data Corporation (IDC) et l’Université de Singapour (NUS). De celle-ci, il ressort que les logiciels contrefaits sont un vecteur important dans la propagation de la cybercriminalité.

Dans sa lutte perpétuelle contre la contrefaçon des produits informatiques et en particulier les siens, la firme américaine de logiciel Microsoft a présenté, le 19 mars dernier, l’étude «  Logiciels piratés et cybercriminalité ». Menée par International Data Corporation (IDC) et l’université de Singapour, cette recherche montre comment les logiciels piratés exposent ceux qui les utilisent à des menaces cybercriminelles.

D’après l’étude, le logiciel piraté présente plusieurs failles, au niveau de la sécurité en particulier.

Des programmes piratés tels le système d’exploitation Windows seraient un véritable danger pour leurs utilisateurs. En effet, ces programmes hébergent en leur sein des applications indésirables, des virus et autres logiciels espions capables de corrompre l’intégrité de votre système et prendre ainsi possession de votre ordinateur. Situation d’autant plus catastrophique lorsque ces logiciels piratés sont installés sur des ordinateurs de bureau ou sur le parc informatique d’une entreprise. Simon Ouattara, le directeur général de Microsoft Afrique de l’Ouest et du Centre, explique que « les victimes des logiciels piratés sont généralement des clients à la recherche d’un gain économique et très souvent qui finissent par payer le prix complet pour ce qui s’avère être un logiciel chargé de programmes malveillants. Microsoft rappelle à ses clients de « jouer la sécurité» par des choses simple, par exemple : poser des questions, vérifier l’emballage, se méfier  « des prix trop beaux pour être vrais », exiger des logiciels authentiques…».

Dépenses faramineuses

IDC et NUS révèle que des entreprises auraient dépensé à l’échelle mondiale, plus de 500 milliard de dollars en 2013 pour faire face aux problèmes causés par les programmes malveillants, volontairement introduits dans les logiciels piratés. 127 milliards de dollars pour les problèmes de sécurité et 364 milliards pour le piratage de données. Par ailleurs, cette année, les consommateurs à travers le monde devraient dépenser plus de 25 milliards de dollars et gaspiller 1,2 milliards d’heures pour traiter les menaces de sécurité causés par les programmes malveillants présents dans les logiciels piratés.

« Utiliser des logiciels pirates, c’est un peu comme traverser un champ de mines : vous ne savez jamais quand vous allez tomber sur une mauvaise surprise, mais quand cela arrive, ça peut être dévastateur,» explique John Gantz, directeur de recherche à IDC.  Pour lui, « les risques financiers sont considérables, et les pertes potentielles peuvent laisser des entreprises, auparavant rentables, en très mauvaise posture. Acheter un logiciel légalement coûte moins cher sur le long terme – au moins vous savez que vous n’aurez aucun « cadeau empoisonné » sous la forme d’un programme malveillant ».

Dans les pays sous-développés et émergents tels le Cameroun, l’accès aux logiciels originaux n’est pas toujours évidents pour l’utilisateur moyen. Ce dernier est parfois obligé de recourir à des produits piratés ou de provenance douteuse. C’est pourquoi plusieurs personnes préfèrent de plus en plus l’achat d’ordinateurs avec système d’exploitation et programmes préinstallés. Cependant, « les tests de recherche effectués par l’université indiquent clairement que les cybercriminels profitent de plus en plus de cette chaîne d’approvisionnement non- sécurisée du piratage informatique pour propager leurs programmes malveillants et compromettre gravement la sécurité des PC. Nous recommandons expressément l’usage de logiciels conformes pour garantir la protection en ligne et la cyber-sécurité », insiste Biplab Sikdar, professeur au département ingénierie électrique et informatique de l’Université de Singapour.

 

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