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Selon Internet sans frontières, la censure d’Internet au Tchad a coûté 18 millions d’euros

Écrit par: TIC Mag

Publié le: mercredi, 28 décembre 2016 à14 h 31 Mis à jour le 28 décembre 2016 à 14 h 31

(TIC Mag) – Les services Internet et les réseaux sociaux sont à nouveaux accessibles au Tchad. D’après l’ONG Internet Sans Frontière, qui a produit un communiqué sur la restriction de l’accès aux réseaux sociaux et à certains services de messagerie au Tchad, depuis le 2 décembre 2016, tout serait revenu à la normale, ceci après 235 jours de censure Internet.

Seulement, l’ONG révèle que cette restriction aura eu un coût économique important. Un manque à gagner qui aurait bien pu servir à d’autres fins, principalement à un moment où la crise économique menace les finances des Etats : « Ces 235 jours sans réseaux sociaux au Tchad ont coûté 18 millions d’euros à l’économie tchadienne, près de 13 milliards de francs CFA,  une somme qui aurait pu être investie utilement, dans un pays durement touché par la crise pétrolière, et en proie à des mouvements sociaux du fait du retard dans le paiement des salaires de fonctionnaires, entre autres revendications économiques ».

Si de manière générale, Internet Sans Frontière dit se réjouir de ce retour à la normal, elle regrette toutefois que cette décision gouvernementale ait pris autant de temps, soit plus de 10 mois « pour entendre l’appel lancé par les citoyens tchadiens, la société civile tchadienne et internationale, dont notre association, qui demandait dans une lettre ouverte au gouvernement de rétablir cet accès, et de mettre fin à une violation injustifiée des libertés d’expression et de communication des citoyens tchadiens ».

D’après l’ONG qui se base sur le site d’information tchadien Yadari, le  rétablissement de l’accès aux réseaux sociaux est intervenu après une demande d’explication du rapporteur spécial de l’ONU pour la liberté d’expression, et du rapporteur spécial pour la liberté d’association, adressée aux autorités tchadiennes le 7 novembre 2016. Dans la correspondance adressée au Président tchadien et à son gouvernement, le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unis donnait un délai de 60 jours au gouvernement tchadien afin de s’expliquer et donner des raisons et preuves justifiants les coupures et restriction d’Internet depuis le 27 février 2016. Au final, l’ONG conclu : « la levée de la restriction n’est pas un cadeau du régime d’Idriss Deby mais plutôt une exigence, voire un ordre venu droit du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU ».




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