SmartCity 2017 : Ces projets innovants pour une ville futuriste qui ont marqué TIC Mag

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(TIC Mag) – Tous les aspects de la ville du futur ont été abordés au salon “SmartCity + SmartGrid” qui s’est tenu les 4 et 5 octobre 2017 à Paris en France. Stationnement, circulation, éclairage public, valorisation des espaces, gestion énergétique, qualité de l’eau et de l’air, tri et recyclage des déchets, avec au centre de tout cela l’habitat autonome et connecté sont entre autres les thématique abordées à ce “salon de la ville et des territoires intelligents, durables et connectés”.

Lorsque le service compte autant que le matériel.

SmartCity 2017 : Ces projets innovants pour une ville futuriste qui ont marqué TIC Mag
Au stand de ZF Friedrichshafen AG

Panneaux solaires installés sur les façades, isolations thermiques plus efficaces, techniques de construction permettant de conserver un prix de revient au m2 équivalent à celui des logements classiques, l’habitat de demain est pensé pour être avant tout économe en énergie et mis à part les manques d’ensoleillement et les montants de charges qui peuvent toujours faire réfléchir, on ne pourra qu’apprécier la démarche.

L’équipement d’un nouveau bâtiment ne se conçoit pas sans eau.

Les difficultés liées à son acheminement, au maintien de sa qualité et à la constance des débits étant relativement complexes, des fabricants comme “AQUALABO” mettent à la disposition des collectivités locales, des usines de traitement et des distributeurs, de nombreux capteurs toujours plus performants, leur permettant de  juger dans les moindres détails et en continu la qualité de leur production.

On ne l’imagine pas non plus sans sécurité et sans confort, sans vidéo protection, sans contrôle automatisé des accès, sans télévision 4k ni Internet haut débit et donc sans fibre optique.
Des sociétés telles qu'”IFOTECH” proposent des matériels et des services qui garantissent la mise en place d’une fibre hautement optimisée, limitant au maximum les pertes de connexion et les flux insuffisants.

Equiper une infrastructure en fibre optique est un investissement relativement lourd. En fournissant aux installateurs une connectique simplifiée et des formations préalables propres à chaque chantier, elles peuvent effectivement en faire baisser le coût.

En bout de chaîne, des entreprises comme “KEP France” proposent à ce salon des pupitres tactiles multiprotocoles donnant accès aux principaux points névralgiques de votre habitation, permettant de piloter à distance les installations et de gérer les surfaces. Certains de ces terminaux savent désormais écouter et répondre. La voix artificielle, après avoir été délaissée ces dernières années, semble susciter un regain d’intérêt, du fait des progrès réalisés en synthèses et reconnaissances vocales multilocuteurs et de l’impérieuse nécessité qu’il y a d’innover sans cesse en proposant de nouveaux produits.

Le “carnet de santé” de votre lieu d’habitation.

Pour animer ces terminaux, des éditeurs de logiciels à l’image d'”ICONICS” développent des interfaces interactives, tactiles et audios, sophistiquées et intuitives, s’adressant à tous, architectes, bureaux d’étude, entrepreneurs, intégrateurs et pour finir aux habitants.
A partir de modélisations 3D, l’ensemble des acteurs participant à la construction d’un édifice intelligent vont pouvoir renseigner un fichier commun aux installations et constituer un historique au service de ceux chargés de son entretien.

De la même façon, certains vont chercher à cumuler les compétences. C’est le cas d'”ADM21″, à la fois distributeur de nombreuses marques de capteurs et concepteur de softs qui propose des matériels de mesure et des interfaces capables d’organiser et de remonter leurs données jusqu’aux instances chargées de les superviser. Ses packages souhaitent faire le lien entre toutes les parties intervenants sur un chantier, en leur offrant en temps réel les informations techniques dont elles ont besoin sur tous les matériels qui sont à installer.

Pour résumer, un salon réussi avec des conférences, des solutions aguerries plus ou moins complètes, ouvertes ou propriétaires, autour de grands noms de l’industrie allemande comme “Siemens” et “Wago”, mais aussi d’exposants un peu moins connus comme “ZF Friedrichshafen AG” et ses interrupteurs mobiles, multiformants, sans fils et sans piles.

Un petit stand, mais un projet remarquable.

“ANTEC TPLine” est une association loi 1901 créée en 2000, dont les adhérents sont principalement des enseignants exerçant aussi bien dans le secondaire que dans le supérieur. Subventionnée à deux reprises par le ministère de l’Education nationale française pour l’originalité et l’utilité de son travail, ses membres organisent dans leurs classes respectives des travaux dirigés sur un thème commun.

Composée d’un conseil scientifique d’une dizaine de personnes, cette association, en partenariat avec des entreprises et des administrations volontaires, choisit parmi les problématiques auxquelles celles-ci sont confrontées, des thèmes d’étude conformes aux programmes pédagogiques de l’année scolaire en cours.

En permettant aux élèves et aux étudiants de travailler sur des cas concrets, en leur fournissant des données effectives, adaptées à leur niveau, les professeurs vont sensibiliser les jeunes aux réalités de la vie active et les orienter vers plus de pragmatisme. L’association regroupe les résultats des travaux pratiques réalisés par l’ensemble des classes puis en fait la synthèse avant de les mettre en ligne sur son site Internet.
Parmi les sujets de recherche :
– L’impact de la force du vent sur la vitesse des TGV, étude réalisée à partir de mesures effectuées en soufflerie et en temps réel le long de ses lignes par la SNCF.
– Les possibles économies d’énergie dans l’ancien rénové. Recommandations rédigées à partir de l’analyse des consommations de deux logements témoins, l’un qualifié d'”énergivore excessif” et l’autre d'”énergivore modéré” au sein d’une zone pavillonnaire de la “Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise”.
Les sociétés et organismes partenaires qui contribuent au fonctionnement, au financement de ces ateliers ainsi que le corps enseignant dans son ensemble sont à féliciter pour tout ce qu’ils font pour former et aider notre jeunesse.

Le concept BIM

Le salon “SmartCity + SmartGrid” aura permis de redécouvrir le BIM (Building Information Modeling), concept novateur désignant un bâtiment intelligent, allant de la conception à l’exploitation d’une infrastructure en passant par la prise en compte de toutes ses étapes au sein d’une intégration fiable, au design innovant. Comme l’affiche “Schneider Electric” sur son stand en lettres capitales : “BIM Pour concevoir des bâtiments plus performants et améliorer leur exploitation”.

La “SmartCity” souhaite normaliser et optimiser au mieux les ressources dont elle a besoin et leurs performances, afin que chacun ait une vision précise de ce qu’il consomme, pour mieux en maitriser les coûts tout en préservant une qualité de services.
Présentée ainsi, la finalité du BIM semble évidente; vivre mieux, à moindre frais, en s’attaquant aux effets nocifs de la pollution, en palliant aux insuffisances annoncées des énergies fossiles et en s’adaptant aux conséquences du réchauffement climatique.

Mais, l’automation industrielle permet-elle réellement cela ? Est-elle véritablement synonyme de confort et de bien-être ? Les villes du futur seront-elles plus sûres et plus plaisantes ? Se loger sera-t’il plus facile ? Rien ne garantit cela. Rien ne prouve non plus que les gens aient envie de vivre durablement dans des lieux entièrement automatisés, rien ne dit que cela corresponde à ce qu’ils attendent. Et si les conditions nécessaires à la mise en place d’un contexte favorable à une vie plus harmonieuse étaient ailleurs ?

Une absente, trop rarement invitée dans ce type d’endroit, était une fois encore à signaler :
la “gouvernance” qui pourtant définit les règles sociales et suggère les conduites. L’importance du “vivre ensemble” et de ses valeurs telles que la solidarité, la réduction des inégalités ou l’apport des différences semble un peu oublié par la technologie. Or, sans cela, tous les efforts techniques pour améliorer le sort des populations et leur rendre l’existence plus agréable risquent de manquer singulièrement d’efficacité.

Par Philippe Mingotaud*


*Philippe Mingotaud est le correspondant de TIC Mag en Europe. Il est par ailleurs spécialiste sur les questions de l’informatique et des nouvelles technologies. Philippe est également l’éditeur de la suite logicielle ServoCall et SerVisual que vous pouvez acquérir ou consulter à travers les adresses Skype : servocall – Twitter : @ServoCall.

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